Exposition – Palais des Arts et du Festival de Dinard du 31 mai au 20 septembre 2026
« Un plongeon dans le fantasme, dans un fantomatique univers parallèle*. » Jean Dubuffet, 1985
Homme de ruptures, rétif aux règles du monde l’art et aux conventions, Jean Dubuffet (1901-1985) déroute autant qu’il fascine. Avec la soif inassouvie d’un explorateur du commun, le théoricien du concept d’Art Brut est tour à tour collectionneur, peintre, écrivain, sculpteur, architecte, dessinateur ou compositeur.
Du 31 mai au 20 septembre 2026, la ville de Dinard, en étroite collaboration avec la Fondation Dubuffet, dresse le portrait d’un des plus grands artistes du XXe siècle à travers l’un de ses cycles les plus célèbres et les plus prolifiques : L’Hourloupe (1962-1974) et son développement théâtral Coucou Bazar.
Rythmé par une succession de graphismes sinueux et hachurés aux tonalités de rouge, bleu, blanc et noir, le parcours de l’exposition explore les éléments marquants de cette écriture qui questionne « le bien-fondé de ce que nous avons coutume de regarder ». Les cent cinquante œuvres rassemblées (peintures, dessins, sculptures, maquettes et praticables) retracent les évolutions successives de cette plongée dans le fantasme depuis les premiers dessins au stylo bille exécutés machinalement au téléphone jusqu’aux sculptures peintes « qui s’agrandirent jusqu’à devenir pour finir des monuments et édifices ».
À travers ce voyage hourloupéen d’une douzaine d’années, Jean Dubuffet ne cesse d’explorer de nouveaux horizons et de nouveaux médiums : sa réflexion sur l’imaginaire et la réalité le conduit à produire une œuvre d’une riche diversité dans laquelle l’écrit se mêle intrinsèquement à l’image.
L’approche chrono-thématique de l’exposition permet de suivre pas à pas la matérialisation de ce nouvel univers qui prend vie dans les dessins et les peintures puis, dès juillet 1966 et la découverte du polystyrène expansé, dans les sculptures peintes, les reliefs qui deviennent architectures, les peintures projetées et, enfin, le désir d’entrer dans les images avec le projet de la Closerie Falbala construite pour y accueillir une « chambre d’exercice philosophique » baptisée Cabinet logologique.
Au début des années soixante-dix, Jean Dubuffet s’attèle à de nouveaux champs d’investigation : « un spectacle théâtral (…) en développement de L’Hourloupe et dont je voudrais tout composer : décors, musique, paroles et danses. » écrivait-il. Coucou Bazar entre en scène avec une sélection de praticables - découpes peintes et mobiles - et de costumes accompagnés d’archives audiovisuelles pour décrypter cet exercice philosophique d’un autre genre qui bouleverse délibérément la distinction entre le visible et l’imaginaire, entre la peinture et le spectacle vivant.
*Jean Dubuffet, Biographie au pas de course, dans Prospectus et tous écrits suivants, réunis et présentés par Hubert Damisch, Paris, Gallimard, 1995, t.IV, p.510.
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