[Conseil départemental du Tarn] Le 01/04/2026 - Communiqué de presse - Auteur : Conseil départemental du Tarn | Temps de lecture : +/- 1 minute et 30 secondes Pour une baisse immédiate des taxes sur les carburants : dans le Tarn, la voiture n’est pas un luxe Albi, le 1er avril 2026 Pour une baisse immédiate des taxes sur les carburants : dans le Tarn, la voiture n’est pas un luxe La flambée des prix des carburants frappe durement le quotidien de milliers de Français, notamment dans notre département. Dans le Tarn et dans nos territoires ruraux, pour aller travailler, déposer les enfants à l’école, accéder aux soins, faire ses courses ou simplement maintenir du lien social, la voiture reste souvent la seule solution. On ne vit pas ici comme dans une grande métropole, et il est injuste que nos habitants soient pénalisés par une fiscalité qui pèse de plus en plus lourd sur leur budget. La voiture n’est pas un luxe dans un département rural comme le Tarn. Nos concitoyens ne peuvent pas être les victimes collatérales de crises qui se déroulent à 5 000 km de chez eux ! Quand on habite dans le Tarn, la dépendance à la voiture est une réalité quotidienne. Face à cette réalité, j’ai fait réaliser 25 aires de co-voiturage et une 26e sera prochainement aménagée à Giroussens. En facilitant et en encourageant le co-voiturage, on réduit le nombre de voitures sur la route et on permet aux ménages de faire des économies sur le budget carburant. Nos collectivités locales sont réactives pour déployer des solutions en proximité. Mais la réponse à l’urgence du pouvoir d’achat doit aujourd’hui venir de l’échelon national. Cette réponse doit être juste, ciblée, et immédiate. Les données économiques montrent qu’à chaque hausse du prix à la pompe, l’État perçoit davantage de TVA. Même en tenant compte de la baisse de consommation, les estimations convergent vers un surplus de recettes significatif, lié uniquement à l’augmentation mécanique de la TVA sur les carburants. Il n’est pas acceptable que l’État bénéficie de la situation alors que les ménages, eux, subissent de plein fouet la hausse des prix. L’État ne peut pas être le grand gagnant de cette crise. Ces recettes supplémentaires doivent revenir aux Français ! C’est pourquoi je demande au Gouvernement de baisser immédiatement les taxes sur les carburants, afin de protéger le pouvoir d’achat et d’éviter que l’État ne profite indirectement de la crise. Dans un contexte économique déjà difficile, chaque centime compte. Il est urgent de prendre une décision claire et efficace, sans discours culpabilisants ni mesures symboliques. C’est une question de justice sociale. C’est aussi une question d’équité territoriale. Aujourd’hui, face à la hausse des carburants, il y a urgence à sauver le pouvoir d’achat des Français ! Christophe Ramond, Président du Conseil départemental du Tarn